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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 01:55
République dominicaine 2014
République dominicaine 2014

Partout.

Partout, on entend la même rengaine. Que ce soit dans les magazines de femmes à la mode, les livres de croissance personnelle, la psychologie moderne ou même dans les belles paroles du Dalaï Lama, c'est LA chose à faire : vivre dans le moment présent. Oubliez hier, ne pensez pas à demain, tout ce qui compte c'est le putain de moment présent. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Cette notion est-elle comprise ou plutôt galvaudée par ma génération?

La liberté du moment présent...

En fait, le moment présent est parfait pour ma génération qui a une peur bleue de s'engager et qui est influencée par les nouvelles générations égocentriques. Pas de promesse en pensant à plus tard, je te considère aujourd'hui, qui sait demain ? Nous vivons nos relations comme du prêt à jeter. « Je ne te veux plus dans ma vie, tu sais, je ne t'ai jamais rien promis...» Moi, je vis dans le moment présent, demain je m'en fou. On se la joue facile pour se dérober en douce à mon avis. Les autres on l'importance qu'on leur donne lorsque cela nous convient. Je-Me-Moi, les autres, allez vous faire foutre! Nous crions haut et fort agir au nom d'une liberté que l'on s'imagine détenir, car ce concept tant soit-il beau et noble, n'existe pas dans cette société de consommation complètement aliénée que nous avons créée. Nous sommes des esclaves au plus profond de nos âmes de consommateurs, et sans compter dans nos croyances et nos moeurs. On se conforme même dans l'originalité, on se conforme dans la marge, on se conforme dans nos vies car peu sont prêts à payer le vrai prix de la liberté. Moi, je n'en connais pas. Néanmoins, on se conforte en s'imaginant que nous sommes libres quand nous possédons des biens et l'argent pour se les payer.

Un tout

Pour moi, le moment présent existe seulement parce ce que le passé m'a mené jusqu'à ce moment. De plus, mes actions ou mes décisions dans le présent auront des conséquences dans le futur. Cela ne m'empêche pas de profiter, de savourer chaque instant. Je me demande quel état profond d'insouciance devrais-je atteindre, si plus rien n'existait que ce moment présent ? De quelle lâcheté ferais-je preuve, si j'effaçais le passé et je serais incapable de m'engager dans le futur ? Aurais-je le droit de détester ceux qui m'ont fait mal ? Aurais-je le droit d'aimer encore ceux que j'ai aimés ? Pourrais-je rêver d'accomplir quoi que ce soit ? Le concept du moment présent s'applique-t-il seulement lorsqu'il me sert bien ?

Ma vie est une toile d'araignée. Elle a un début et une fin. D'un même fil je tisse, jour après jour et, le début de ma toile me mène à sa finalité. Ma vie est un tout. Elle se fonde sur un passé, elle m'habite dans le présent et j'entrevois sa fin plus je vieillis.

Vivre sans attentes parce que dans le moment présent, il ne devrait pas y en avoir...

À moins de dédier sa vie à Boudha, je connais peu de gens qui, parce qu'ils vivent dans le moment présent, ont éliminé toute attente dans leurs vies. Peut-être je suis trop imparfaite pour tendre ou espérer atteindre cet état de déconnection profond avec le commun des mortels. On dit que ne pas avoir d'attente c'est éviter la déception inévitable. Certes, mes déceptions m'ont faits mal, mais elles m'ont également faits réfléchir et grandir. Je ne désire pas vivre avec une armure. À mes yeux, beaucoup de gens affirment n'avoir plus d'attentes car c'est chic de l'affirmer. Je crois qu'il est simplement humain d'avoir des attentes envers ceux qui croisent notre chemin. À force de déceptions, ces attentes peuvent être moins entières, mais elles restent présentes. Loin de moi le désir de contredire le Dalaï qui veut faire grandir l'humain à l'image d'un être parfait comme toutes ces religions qui nous présentent ces dieux de perfections et dont les paroles n'ont pour but que de nous élever face à cette nature humaine si imparfaite. Cela dit, chaque matin lorsque je me regarde dans le miroir, je ne suis ni plus, ni moins qu'une simple humaine.

Il est vrai que nous nous imposons un rythme de vie effréné. Beaucoup de gens s'étourdissent pour tenir le coup. Il est souvent inconcevable de s'arrêter et se laisser pénétrer par l'émotion de vivre, de ressentir la joie et la peine sans arrière pensée. Il est difficile pour certains de faire des promesses et de croire en demain. De croire en soi, de croire en l'autre. Beaucoup se sentent coupable de le faire ou jugent ceux qui le font. Voilà pourquoi on nous répète de vivre le moment présent. Je crois que vivre ce foutu moment, c'est simplement s'arrêter et se laisser envahir par la Vie.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 01:59

Aujourd'hui, je me sens triste.
Triste parce que j'ai éteint une lumière qui illuminait un bout de ma vie.
Une lumière qui me rassurait dans le noir, qui me donnait du courage.
Une lumière qui était mon soleil et qui réchauffait mon âme glacée.
Une lumière qui, comme une étoile, guidait mes pas dans la pénombre.

...

Aujourd'hui j'ai mal.
Mal à mon âme parce que j'ai fait mal à quelqu'un.
Quelqu'un qui a de l'importance pour moi.
Quelqu'un que j'aime trop.
Quelqu'un que j'aime mal et à qui je fais mal depuis trop longtemps.

...

Aujourd'hui, je me sens vide.
Vide parce que je lui avait fait une trop grande place.
Une place plus grande que lui.
Une place gigantesque comme je l'imaginais être.
Une place si immense qu'il n'y avait plus d'espace pour que j'existe.
Dans ce vacuum, je suis devenu plus vide que l'air, parce qu'en me regardant à travers ses yeux, j'ai cessé d'exister, peu à peu.

...

Aujourd'hui je suis laid.
Laid en dehors.
Laid en dedans.
Laid comme je ne l'ai jamais été.
J'ai semé la laideur qu'aujourd'hui je récolte.
Fleurs pestilentielles, d'un jaune livide et mortuaire.

...

Aujourd'hui, j'ai honte.
Honte d'avoir été ce que je suis.
Honte d'avoir fait ce que j'ai fait.
Honte d'avoir dit ce que j'ai dit.
Honte d'avoir rêvé, de m'être acharné, d'avoir pensé que tout peut s'effacer et qu'un nouveau tableau puisse être peint sur un canevas usé.

...

Aujourd'hui je suis triste.
Triste de constater à quel point je suis petit.
Triste de réaliser que je n'ai rien compris à la Vie.
Triste de de m'apercevoir que je peux faire mal à ceux que j'aime.
Triste d'arriver à la conclusion que je ne suis qu'un ange déchu.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 02:48

87505248_p.jpgInsomnie chronique
Nervosité
Excitation
Flushing cutané (visage tout rouge)
Augmentation de la diurèse
Troubles gastro-intestinaux
Contractions musculaires involontaires
Pensées et propos décousus
Angoisse
Dépression persistante
Arythmie cardiaque
Agitation psychomotrice
Augmentation de la fréquence cardiaque
Hypertension transitoire
Brûlures d’estomac
Tremblements des mains
Mauvaise coordination des mouvements
Dérangement au niveau de l’estomac fréquent
ETC. 

 

Un café... svp! Pas de sucre, deux laits.

 

C'est du suicide !!!

 

Vous avez vu tous les symptômes qu'une trop grande consommation de caféine peut provoquer? Et pourtant, j'en suis à ma huitième tasses aujourd'hui. Je me suis demandée si j'aimais la vie, si j'étais masochiste ou même suicidaire. Parce que quand je lis cette liste, je me dis que je suis con. Et pourtant, chaque fois que le soleil se lève, (et même par temps gris), j'ai besoin de mon café, en fait de mes cafés. Mon sang est probablement brun depuis ces années de consommation abusive. La caféine doit maintenant s'accumuler avant que j'en ressente quelquonque effet. Ce n'est plus la qualité, mais la quantité qui compte. Je dois voir la vérité en face, je suis addict.

Mais il y a plus que la caféine...

Il y a l'odeur, celle qui se faufile doucement dans les narines et qui enivre, et que dire de ce goût qui enrobe la bouche et qui doucement se réveille. Il y a également ce stimulant qui fait ouvrir les yeux, qui réveille les sens, qui donne une dose d'énergie ? Ah, un bon café... Il y a les bien tassés, les crèmeux, les expressos, les allongés, les au lait, les mousseux et même, les frappés. je les aimes tous !

 

Aidez-moi !!!

 

Je dois trouver les CA, les caféinomanes anonymes. Ça doit bien exister ?

- Bonjour, je m'appelle Julie et je suis caféinomane. J'ingurgite 12 cafés par jours.

- Bonjour, moi c'est Luc et je suis caféinomane depuis ma naissance. Ma mère était caféinomane aussi. J'ai été nourrit à la Barista. 

- Bonjour, moi c'est Paul et je suis caféinomane Colombien. enfin, pas d'origine, mais d'appartenance caféerie.

 

Bah, je me dis. Lorsque j'aurai la moitié des symptômes ci-haut mentionnés, je m'inscrirai, ou mieux, je fonderai les CA. Pour l'instant, vous m'excuserez, mais je vais aller me faire un petit café.

 

 

 

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 23:18

images-1.jpegÉliminer les frustrations. C'est ma tante B, ma tante Béatrice, qui m'en a parlé. Elle m'en a glisser un mot lorsqu'elle s'est aperçue que plein de petites choses de la vie me frustraient à un point tel, que j'en devenais irritable. Elle m'a invitée à prendre un café chez-elle pour m'expliquer qu'il n'en tenait qu'à moi de changer le cours de ma vie. Il faut dire que ma tante Béatrice n'a pas à se préocuper de beaucoup de choses dans la vie. Ses enfant, Marie-Plume et Steeeve sont grands, son mari prendra sa retraite dans quelques années et la plus grande partie de ses journée sont vouées au culte quelle entretien pour son idole, Céline Dion. Par conséquent, tante Béatrice a beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour penser.


- Alors chouchou qu'est-ce qui ne va pas?


Elle m'appelle «chouchou», en fait, elle appelle tout le monde chouchou y compris son chien Pompom. Enfin, ça c'est une des choses qui m'énerve mais je ne lui dis pas.


- Je sais pas tante B., tout m'énerve, le quotidien, les situations, les gens! On dirait que je n'ai plus de patience. J'aurais le goût de tout flanquer là et partir pour Timbouctou.

 

- Mais c'est à l'orée du désert du Sahara chouchou

 

- Exactement, je voudrais être dans le désert où plus rien ne m'énerverait!

 

- Mais encore, qu'est-ce qui te rend si malheureuse?

 

- (...) sais pas.


Tante B. me regardait avec des yeux inquisiteurs. Mais c'est vrai pardis, je ne savais pas. Tu parles d'une question! On a pas le temps de savoir ce qui nous rend malheureux aujourd'hui. Bordel, on a même pas le temps de s'aperçevoir que l'on pourrait l'être! Tout va si vite. On court tout le temps et quand on a deux minutes pour s'asseoir dans le salon, on ouvre la télé. On est bombardé de l'extérieur de couleurs, de phrases magiques, de produits nouveaux et améliorés. Alors comment pourrais-je me douter de ce qui se passe là-dedans, en moi?

- Sais-tu te faire plaisir? me demante-t-elle 

- Me faire plaisir???????? Dans le sens de m'acheter des tas de trucs, les gadgets nouveau genre, une nouvelle auto, des fringues hallucinantes, des..

- Oh là, là.... Je vois que ça, tu l'as compris. Mais que désirees-tu vraiment, des plaisirs éphémères ou des plaisirs qui durent ?

- Ben, je sais pas, mes plaisirs sont un peu éphémèrea comme les fringues ça dure une bonne saison, mon auto quelques années, mon-i-phone,...


- Ta, ta, ta! Tu me dit que ton plaisir tu dois l'acheter ?


- Ben..., non... Je ne crois pas. C'est plus facile, plus vite, plus...


- Jeune fille... (...) que dis-tu là ? Le plaisir il est déjà là tout autour de toi ! Ne le vois-tu pas ?


- Euh... (...) non ?


- Comment peux-tu voir tout ce que tu n'aimes pas, tout ce qui t'irrite et tous ce qui est négatif et ne pas voir tout ce qui est beau, tout ce qui est bon et tout ce qui est positif ?

- Tante Béatrice, franchement, je ne sais pas ! Nous ne vivons pas au même rythme, nous n'avons pas les mêmes préoccupations, la même pression...

 

- Ah, bien oui, tu as raison. Tu es la seule à vivre ça. Comme je ne suis pas sensible à ta situation... Dis-moi un peu ce qui t'embête.

 

- Ben il y a le travail où il y a des injustices, des tâches trop lourdes, et il y a Robert qui me rend la vie dure, et mon auto que je dois faire réparer, mon chien qui a une infection aux yeux et Marie-Laure qui ne m'appelle plus depuis que l'on s'est chicanées, et mon sofa que je dois changer mais je ne trouve pas la bonne couleur, et mon insomnie, et...


- D'accord, d'accord. Je vois que ta vie est bien difficile. Qu'as-tu l'impression de contrôler ?


- ??? (...) Rien.

 

- Alors pourquoi te frustrer pour ce que tu ne contrôle pas ?

 

- Mais je veux que tout fonctionne !!!

 

- Et si la moitié fonctionne, n'est-ce pas déjà quelques chose ?

 

- Bah, c'est quelques chose, ouais, mais...


- Et si tu enlèves le « mais »...


Tante Béatrice m'a demandais de rayer le mot « mais » de mon vocabulaire. Chaque jour je dois faire un truc pour moi. Elle a bien essayer de me conseiller d'écouter quotidiennement une chanson de Céline, car pour elle ça fonctionne (...). J'essaie (...) ce n'est pas facile. Je commence à voir les choses un peu différemment (...) on revient facilement à nos vieilles habitudes. Je vais continuer à essayer (...), je ne promets rien !
 

 


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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 05:24

tv-pilot.jpgLa télévision prend un grande place dans la vie de certaines personnes. À un moment de ma vie, lorsque j'étais seule, elle était une amie fidèle qui me tenait compagnie. D'ailleurs remarquez où les gens l'installe dans leur salon et vous aurez une assez bonne idée de la place qu'elle occupe dans leur vie.

 

Jadis, les familles s'assoyait autours de la table pour manger et profitaient de ce moment privilégié pour se parler. Parler de leurs journées, échanger sur ce qu'ils pensaient sur divers sujets, pour mettre au point les règles familiales et bien d'autres sujets. La famille prenait toute la place, c'était la seule chose qui importait. Puis, l'arrivée de la télé à transistores a chamboulé ces rituels familiaux. De la partie de hockey aux conseils pour madame sans oublier les émissions jeunesse, la télé s'est émicée au coeur de nos vies. Elle a prit beaucoup de place pour certains, toute la place pour d'autres.

 

Aujourd'hui elle couvre pratiquement des murs entiers! Plus de place pour quoi que se soit d'autre. Je me dit que notre vue baisse drastiquement ou on n'a plus le goût de se parler! Lorsque j'étais jeune la cuisine était dans une pièce et le salon dans une autre. Les architectes d'aujourd'hui combinent ces deux pièces. Les frontières se brouillent.


La télé fait partie intégrante de nos vies. Elle nous accroche dès le jeune âge avec sa programmation destinée aux enfants et nous tient jusqu'à l'âge d'or avec ses émissions d'après-midi. Elle tente, tant bien que mal, de nous renvoyer une image de ce que nous sommes et tente de nous convaincre de ce que l'on devrait être. Elle essaie de nous faire rêve, de nous faire oublier nos problèmes quotidiens trop réel, elle ose même nous proposer une autre réalité soit dis-en      « vraie », et fait des « sportifs » de salon de nous. Cet écran nous vend ce que l'on désire. Elle trône bien souvent au milieu de notre logis et s'émisse dans plusieurs pièces. La télé accompagne nos vies depuis plus de cinquante ans. Mais comment avons-pu survivre avant son invention ???

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 07:52

Être fasciné par l'eau du robinet pendant des heures
et jours après jours.

Ça doit être ça atteindre un état de « zénitude »... 

images.jpeg

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 22:18

« L'amitié est un état d'esprit, un lien particulier qui unit les êtres humains». 

 

En japonais: amae

 

Je suis en peine d'Amitié. Ça se peut vous pensez ? Je pense que si. Enfin, je le vis, donc je vous assure que c'est possible. J'ai un trou dans mon coeur pour quelqu'un pour qui j'ai toujours eu la plus haute des considérations, quelqu'un pour qui, au fil des ans, des bons moments, des épreuves , des rires, des pleurs, des erreurs, des bonheurs partagés, j'ai développé des liens presque filiaux. Je n'ai jamais pensé une seconde que cette amitié aurait une fin. Et pourtant... force est d'admettre qu'aujourd'hui je me retrouve seule à encore y croire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle était vraie pour moi, et que le mot « toujours » fait partie de mon vocabulaire. 


 - Mais comment peux-tu dire toujours, t'es con ou quoi ?


 - Con toi-même peureux !



Je sais que nous vivons dans ces temps où tout est éphémère. On aime pas, on jette et on rachète un nouveau modèle - littéralement - avec les gens comme avec les choses. On court après les moments de gratification instantannés. On court après la facilité. « Toujours » c'est de l'idéalisme naïf et vieillot, ce mot n'a plus sa place !  En plus, il ne faut surtout pas promettre quoi que ce soit aux autres lorsqu'il s'agit des sentiments. Dire aux gens qu'on les aimes trop, c'est étrange. C'est beaucoup plus confortable d'être dans la position de celui qui dit ; "Ben écoute, je ne t'ai jamais rien promis! ". Pfff

 

Lorsque j'étais petite, mes amitiés devaient répondre à essentiellement quatre conditions: tu me fais rire,  tu as de l'imagination, tu aimes jouer dehors et tu as des jouets trop cool pour les jours de pluie. Dans l'affirmative, tu pouvais être mon ami(e). Je devais aussi répondre à des critères similaires afin de gagner de nouvelles amitiés. Cependant, quand on répond à si peu de critères, une amitié peut être éphémère. La fameuse phrase: Tu n'es plus mon ami! résonnait assez souvent de part et d'autre. Et puis une semaine plus tard, la roue tournait à nouveau. 

 

Un peu plus tard, les amitiés se sont compliquées parce que la vie m'offrait beaucoup plus que de rire et de jouer. L'Amitié, on ne partage pas cela avec n'importe qui. Arrive un temps où on les choisit. Il faut le faire sérieusement. J'ai toujours pensé que l'anglais nous offrait un peu plus avec deux verbes pour exprimer ce que l'on ressent. Il y a le verbe like et le verbe love. Ex: I like pizza et I love pizza. En français il n'y a qu'aimer que l'on utilise à toutes les sauces. Pourtant, il y a les copains, les amis, les Amis et les amours. On aime pas toujours de la même façon. Mais aimer c'est aimer. On ne comprends souvent pas pourquoi, c'est un état de chose.

 

Ce que j'ai appris au fil de mes amitiés c'est que certaines sont superficielles et d'autres sont profondes. Il y en a de passage et d'autres qui sont plus importantes que tout. Certaines avec un « a » minuscule et quelques unes avec un grand A. J'ai appris aussi que les amitiés avec un grand A sont nécessairement inconditionnelles. Peu importe ce qui arrive. Elle sont encrées si profondément qu'elles ne meurent jamais. Je redoute les amitiés qui sont vendues à tempéramment, celles qui sont conditionnelles. Pourtant elles existent. Ce sont certes celles qui font le plus mal. 

 

On a tous besoin d'Amis, de confidents, de compagnon de route. Les grandes amitiés de ma vie, je ne les ai pas choisies consciemment, se sont elles qui m'ont choisie. 

 

Bref, je n'ai donné qu'à quelques occasions mon Amitié, ma vraie, celle qui part de mes trippes. Et ces Amitiés là, je ne les reprendrai jamais, pour moi elles sont inconditionelles, car elles sont plus puissantes que les irritants que l'on peut trouver chez tout ceux qui nous entourent. Je devrai apprendre à vivre avec une peine qui sera toujours vraie pour moi, aussi vrais que sont mes sentiments. 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:52

J'ai perdu mon meilleur Ami. Vous savez un des rares avec un grand A. N'ayez crainte, il n'est pas mort, il a simple trouvé son bonheur... ailleurs. Sin moi. Celui que je considère comme mon frère, pour qui j'ai développé d'étranges liens filliaux m'a dit merci, bonsoir, à un de ces jours. Je ferais fait n'importe quoi pour ce mec, je lui pardonnerais tout, de toute évidence il n'éprouvait pas la même chose pour moi. Me voilà orphelin.

 

Je suis comme en peine d'amitié. Ça vous semble étrange ? Pas pour moi. n'avez vous jamais rencontré dans votre vie quelques personnes qui innexplicablement vous rentre dedans ? Moi si. Ces quelques personnes m'ont permis de devenir ce que je suis ou m'ont simplement fait grandir. C'est déjà beaucoup plus que la majorité des personnes que l'on croise dans la vie.

 

Ce qui m'inquiète c'est que mon amitié n'est pas morte elle. Elle reste avec moi, fidèle, vraie et profonde, comme elle l'était avant. Est-ce anormal ? Peut-être pas. Enfin, pas pour moi. Ce qui était vrai reste vrai, et le restera. C'est parfois ainsi. Il faut laisser aller ceux qu'on aime même si ça fait mal, même si on ne s'en guérit jamais.

 

J'ai perdu mon meilleur ami.

Un vide m'habite.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 03:01

productivite.jpg

J'ai reçu le diagnostique. 


En fait c'est plutôt un auto-diagnostique. Comme ceux que l'on nous conseillait de faire dans les années 80-90 pour les testicules ou les seins. On palpe, on regarde, et si tout semble «normal», pas de soucis. Moi, j'ai découvert une bosse logée quelque part entre mon diaphragme et ma gorge. Depuis quelques jours j'avais le souffle court, une lourdeur dans la langue, les paupières anormalement tombantes. Ce sont les symptômes connus. Le diagnostique n'est pas très positif. Combien de temps me reste-t-il avant de retrouver la synchro nécessaire pour vivre normalement? Personne ne le sait, il y a peu de cas répertoriés à travers le monde, peu de statistiques disponibles. Je suis dans le flou-mou avec cette désynchronisation qui m'affecte comme un upper-cut en pleine gueule qui vous étourdi l'âme.


Je remets tout en question, moi le premier, puis j'abandonne. À quoi bon? Montre-t-on à un vieux singe à faire des grimaces? Non. Moi, je fais les mêmes grimaces et je reçois les mêmes coups à la gueule. Mes grimaces n'ont pas de méchanceté, mais qui aime se faire faire des grimaces hein? C'est ainsi quand un tel fléau vous afflige. Je me suis mis une intraveineuse dans le bras: 50cc de bonheur à l'heure. Y parait que quand on est heureux, tout va bien! Cela me donne un peu d'espoir.


Bah, ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, je crois que c'est une condition chronique chez moi. Je croyais avoir découvert les signes précursseurs et, je réalise que non, ils sont différents chaque fois, mais étrangement générateurs des mêmes sentiments d'effroi. J'appuie toujours sur les mauvais boutons vous savez. Comme quand on montre à un singe à appuyer sur le bouton vert pour recevoir une cacahuète. Et bien moi, j'appuie sur le bouton rouge pour recevoir un coup à la gueule. Évidement je ne souhaite pas de coup à la gueule, mais j'ai peur de peser sur un autre bouton. Si c'était pire qu'un coup à la gueule hein? La seule certitude que j'ai c'est rouge=coup à la gueule, et à quelque part, c'est rassurant de savoir ce qui va se passer. J'ai espéré peser sur un autre bouton, être plus qu'un singe savant, mais cela me fout la trouille car si le bouton jaune c'était une bombe ou le bleu la fin du monde? Je souhaiterais tellement avoir le courage de peser sur un autre bouton, être plus que ce que je suis! Peut-être il y aurait deux cacahuètes au lieu d'une seule? Mais, peut-être il y aurait un braconnier qui me tuerait? Maudit singe! J'ai même essayé d'
être un paon, un éléphant et même un lion, mais tout ce qu'ils ont vu c'est un singe qui fait des grimaces. Un singe dont on se lasse de voir les mêmes grimaces même déguisé en paon, en éléphant ou en lion. Il n'y a que cette maudite affection dont je suis affligée que je puisse blâmer!


Rassurez vous, on en meurt pas vous savez.
 On ne perd qu'un infime morceau de notre âme à chaque fois. Heureusement, les âmes sont bien charnues et se regénèrent avec le temps. Pas tout à fait de façon identique à ce qu'elles furent, mais le contenu ne déborde pas du contenant. C'est tout ce qui compte hein? 
 

- Mais qu'est-ce que la désynchronisation émotive chronique docteur?

- La désynchronisation émotive chronique c'est une synchronisation déficiante entre ce que voulez et ce que vous faite. C'est une désorganisation de votre univers quand votre yin se mélange avec votre yang et forme du tang, brevage édulcoré et fade dont s'abreuvaient les familles ternes des années '60. Plus personne en boit d'ailleurs...

- Vraiment?

- Ouais!

- Les causes?

- Diverses mon ami.

- Le traitement?

- Un coup de pied au cul. 

- Quoi?

- C'est comme un hoquet. Il faut rétablir le rythme.

- Ah bon.

- Vous semblez sceptique!

- Je le suis. Si je comprends bien, quand la vie me donne un coup de poing, je dois me donner un coup pied au c... enfin, vous savez où...?

- Exact!

- Cela me semble être un approche bien simpliste!

- C'est la meileure! Et justement cette semaine, avec une prescription d'un coup de pied au cul, vous en obtennez un second gra-tui-te-ment!

- Quoi?

- Mais attendez, ce n'est pas tout! Présentez-moi votre autre joue et je vous offre une giffle en prime. Deux bottés au cul et une giffle, c'est pas beau cela? Et tout cela juste pour vous! Croyez-moi, vous ne trouverez pas une meilleure cure!


Je suis sorti du cabinet du doc les fesses serrées. Une moitié de mon visage rougit, une moitié de mes lèvres enflées et la paupière droite tuméfiée. Franchement, je ne me sentais pas vraiment mieux. Je me suis traîné jusque dans mon lit. J'ai dormis pendant deux jours. Je ne sais pas si quand on a mal à l'intérieur, se faire mal à l'extérieur peut aider? Chose certaine, je me suis dit que j'avais assez perdu de temps avec moi. Que je n'en valais pas tellement la peine après tout car j'ai réalisé que payer pour se faire botter le cul, c'est pathétique. Je suis donc un être pathétique. Chaque matin, je vois ce visage dans la glace. Il me regarde dans les yeux, me scrute, juge le ravage du temps sur moi. Lui, il me connait trop bien. C'est la seule personne qui peut voir mon âme. Il condamne toutes mes bêtises, il souhaite que je sois quelqu'un de mieux que je ce que suis en réalité. Il ne dit rien, mais je vois tout dans ses yeux. Tranquillement, il s'approche avec ses yeux perçants, puis, sans m'avertir, il me fait une grimace...

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 03:51

celineMa cousine Marie-Plume m'appelle l'autre jour découragée de la vie. Mais qu'y-a-t-il je m'empresse de lui demander. J'ai des crottes sur le coeur me répond-elle. Ah oui? À propos de quoi? Elle me dit que ce n'est pas à propos de quelque chose mais plutôt de quelqu'un. Ok. Et ça te mets à l'envers? À l'envers! s'exclame t-elle, ça empoisonne ma vie! J'y pense tout le temps, ça me met en colère, ça me gruge...

 

Enfin, me dis-je, voilà peut-être la raison qui expliquerait son embonpoint. Marie-Plume, contrairement à son nom, se range plutôt dans la catégorie des poids lourds. Ne vous méprennez pas, je n'ai rien contre le surplus de poids, et je trouve les starlettes de Hollywood plutôt laides avec leur maigreur qui me fait frisonner. Néanmoins, il me semble que Marie-Plume se cache sous toute cette graisse, comme si elle s'était fabriqué un refuge bien douillet. Peut-être n'est-ce qu'une révolte contre le prénom ridicule que lui ont donné ses parents. Si c'était la raison, je la comprendrais et aurais fait probablement autant.
 

- Tu veux en parler ma grande? lui dis-je
- Je ne sais pas...
- Alors pourquoi m'appelles-tu?
- Parce que ça ne peut plus durer... 
- Ok.


Le silence téléphonique s'installe. J'entend sa respiration lourde au bout du fil. Elle en a déinitivement gros sur le coeur.
 

- Marie-Plume?
- ...
- Marie-Plume dis-je tout doucement.

- C'est ma mère...

Je ne répond pas.

- Je... Je pense qu'elle ne m'aime pas. Je pense qu'elle aurait souhaiter que Céline Dion soit sa fille plutôt que moi.
 

Il faut dire que sa mère, Béatrice, voue un culte à Céline. Posez-lui n'importe quelle question sur la Diva et elle vous répondra. Elle a mémorisé une quantité astronomique de faits divers sur son idole. C'est édifiant.
 

- Marie-Plume, je ne pense pas que ta mère préfère Céline à toi! Je crois que le lien parent-enfant est plus fort que tout.
- Je ne sais pas, je ne sais plus. Tu sais comment elle est devenue fan de Céline?
- Non, je ne sais pas.
- Et bien à 16 ans, je suis tombée enceinte. Croyant avoir une alliée dans ma mère, je lui ai dit. Elle a flippée! Elle m'a dit que j'était une salope et que j'avais détruis sa vie. J'ai quitté la maison. J'ai eu l'enfant que j'ai donné en adoption. Nous n'en avons plus jamais discuté. Elle s'est lancée corps et âme dans son adoration pour Céline. Moi, je n'ai plus vraiment existé à partir de ce moment là, malgré mes 6 pieds et mes 375 livres. Je suis devenue transparente. Mon père nous a demandé de sauver l'honneur de notre famille en se revoyant dans des occasions avec les autres membres de la famille, mais, on ne s'est plus vraiment parlé.

- Ouf! Je ne savais pas.
- Tu es la seule. Même mon frère Steeeve ne le sait pas. 
- Peut-être devrais-tu confronter ta mère?
- J'ai déjà essayé mais tout devient hyper émotif en deux temps trois mouvements et ça dégénère au point où elle m'a mise à la porte la dernière fois. Regar comme Céline fait une belle vie qu'elle me disait, tu devrais la prendre pour exemple.

Les crottes... Il y en a des petites, mais il y en a des grosses. Il y en a qui vous donnent mal au coeur toute une vie durant. De l'extrieur c'est facile de dire: parlez vous bon dieu! Lorsqu'on le vit c'est moins évident car si l'un est prêt à ouvrir le dialogue, l'autre ne l'est peut-être pas. C'est peut-être pour cela que les crottes fond des gros tas, si vous me pardonnez cette douteuse analogie. 

- Tu veux que je parle à ta mère?
- Mmmmm, non, il n'y a que moi qui puisse régler cette situation. Il y a des jours où j'ai envie de faire un effort, d'autres pas. Tant qu'il n'y a pas d'ouverture de sa part je ne peux rien faire. Je me sens juste un peu mieux d'en avoir parlé à quelqu'un. Je ne peux cepandant pas éliminer la tristesse qui m'envahit.
- Tu sais Marie-Plume, je pense qu'une des choses les plus difficile dans la vie c'est d'être parent. Je ne crois pas qu'aucun parent désire ce qu'il y a de moins bon pour son enfant. On fait un enfant avec le désir qu'il sera plus que soit.  Les attentes sont parfois trop élevées. Parfois l'on se perd soi-même dans l'autre. Je ne sais pas comment tu peux changer ta mère, mais toi, tu peux changer la façon dont tu vois les choses. Tu peux lui pardonner, tu peux te libérer...

Une fois encore le silence s'empare de la ligne téléphonique.

- Peut-être me répond-elle.... Ostie de Céline à marde! Que je l'haguie!
- Céline n'a rien à voir là-dedans, ce n'est qu'une béquille.
- Ché ben.
 

Quelques mois plus tard, notre famille s'est réunie pour fêter l'anniversaire de mon oncle Léo. Marie-Plume s'est avancée au milieu de la pièce et c'est tournée vers ses parents. Elle s'est mise à chanter. Je n'ai pas reconnu immédiatement la chanson mais j'ai vu sa mère se crisper, puis pleurer. 


Marie-Plume chantais la face B du premier single «Ce n'était qu'un rêve» de Céline Dion. La chanson s'intitule: l'amour viendra : ...


Un jour l'amour viendra
Et qui vivra verra
Demain c'est loin de mes envies
Ma vie a moi c'est aujourd'hui

Joli sapin d'hiver
Mouette sur la mer
Tourner tourner à tous les vents
L'amour prendra son temps

J'ai tant de choses à voir
Et tant de choses à faire
Le monde s'ouvre devant moi
Je ne sais pas encore ou commence la terre
Je ne sais pas ce que je crois
Je vis dans la ronde de mes images
Je fais des fleurs avec tous les nuages
Je découvre d'un regard nouveau
Tous les rêves de Marco Polo

Rêver, chanter, rêver
Courir après l'été
Voila voila ma seule histoire
L'amour viendra plus tard
Voila voila ma seule histoire
L'amour viendra plus tard

J'ai tant de choses à voir
Et tant de choses à faire
Ma vie ne fait que commencer
J'ai des musiques au fond de toutes mes prières
J'ai des montagnes à espérer
Je suis comme un peintre aux couleurs nouvelles
Je peints le monde avec un arc-en-ciel
Et je veux conduire tous mes bateaux
Jusqu'a l'île de Monte Cristo

Rêver, chanter, rêver
Courir après l'été
Voila voila ma seule histoire
L'amour viendra plus tard


Nous avons tous chaleureusement applaudie Marie-Plume qui n'avait jamais chanté devant nous. De sa charpente robuste s'échappait une voix aigüe, douce et divine. Je ne crois pas qu'une seule personne n'ait pas été émue par sa prestation. À la fin elle s'est tournée vers moi et m'a sourit. J'ai souris à mon tour quand j'ai compris qu'elle était enfin libre.

Published by Un autre café svp... - dans Pas drôle pantoute
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